La lecture d’un paysage est une exploration sans limite. À chaque instant, chaque changement de lumière ou de condition climatique il nous révèle un nouveau visage. Chaque nouvelle exploration est un saut dans l’inconnu. On ne sait pas ce que l’on cherche ni ce que l’on va trouver. C’est le paysage qui vous trouve, qui s’offre à vous.
C’est d’autant plus vrai avec la photographie aérienne car la lecture de l’horizon à hauteur d’homme ne présage en rien de ce qu’un point de vue élevé va vous révéler. La verticale absolue, qui annihile toute perspective, permet de révéler des tableaux uniques qui s’affranchissent de leur nature propre. Le paysage devient peinture.
Mon travail consiste à révéler ses œuvres abstraites et organiques où l’humanité doit quitter le cadre. Retrouver la modestie du spectateur confronté à un spectacle grandiose.