Nature morte, poires
Si la nature était perçue comme une sublime partition de musique, alors le photographe pourrait être un musicien, un interprète, un révélateur de secrets cachés. Au détour d’une clairière, d’un champ de blé ou d’un torrent, en jouant de la lumière comme d’un instrument, il donne une autre vie à des instants fuyants.
Esther Sobin s’engage dans une recherche sur la magie de certains instants, ces moments uniques qui permettent de voir les choses sous un nouveau jour ; des secondes ou la nature semble être capable de refléter des états intérieurs.
Il y a un aller-retour permanent entre la perception de la nature, avec ses innombrables notes, et le dialogue intérieur ; un espace dans lequel on peut se demander qui est le miroir de qui…
Née à Salon de Provence en 1968 de parents anglais et américains, Esther Sobin grandit dans la campagne provençale. Après des études de littérature et de cinéma à Paris, elle décide de vivre à New York et commence sa carrière dans le cinéma et la photographie. En 1997, elle revient vivre en France, s’installe en Provence, et se consacre entièrement à la photographie.
Fenêtre du cabanon, cerises
Fenêtre du cabanon, figues